Fakirs d'Antonin Varenne est classé dans la catégorie policier de ma sélection du mois de novembre du grand prix des
lectrices de Elle, et peut être LE policier qui sera sélectionné cette année ? Gageons !
Mais je m'avance certainement un peu trop vite, vu que je n'ai pas encore lu tous les policiers de la sélection du grand prix des lectrices de Elle...
Vous l'avez compris, j'ai adoré ce livre d'Antonin Varenne,
d'une écriture serrée qui m'a fait penser à François Valléjo (Ah, Madame Angeloso, un des meilleurs livres que j'ai jamais lu !), sans doute parce qu'ils
partagent la même éditrice, Viviane Hamy et que la typographie m'était familière).
L'histoire est-elle originale ? Assurément ! Elle mêle plusieurs atmosphères qui semblent complètement hétérogènes de prime abord. Evidemment, elles vont se mixer sous nos yeux ébahis de
lecteur ! Jugez plutôt : Alan Mustgrave, un américain que l'on va progressivement découvrir vétéran de la guerre du Golfe et
d'Irak, meurt subitement au cours d’un spectacle, au "caveau de la bolée", dans lequel il s'exhibe... Est-ce un accident ou un mauvais hasard ?
L'ambassade des Etats-Unis demande à John Nichols, un franco-américain vivant en pleine nature tel un ancien hippie, de reconnaître le corps. Se faisant, il
va enquêter sur cette mort plus que mystérieuse, croisant sur son chemin Guérin et son jeune adjoint Lambert, deux officiers de police un peu
portés sur les suicidés, le premier aimant par dessus tout trouver des coïncidences entre les évènements :
"Roman lâcha prise. Guérin tira sur son imper froissé et s'éloigna.
En chemin, il chercha un lien entre ce monde sans revanche possible et un fakir, mort sur la scène d'une hémorragie. Evident. Le rapport était une ressemblance parfaite. Un monde d'hommes se
tenant maladroitement debout sur des tapis de clous, courant et se fuyant les uns des autres" (page 163).
Ce que j'ai aimé dans ce polar, c'est justement le mélange des personnages et des univers. Le tout décrit par une langue verdoyante, onduleuse et qui ne s'interdit rien ! Certaines
situations, comme la rencontre entre Guérin et John, qui pourrait sembler hasardeuse et factice, est tout simplement belle à lire car ce sont deux personnages forts, et en
même temps pleins de doutes et de failles... Et c'est ce que je retiens des critiques ici ou là sur ce livre, un certain humanisme dans l'écriture.
Parfois, les noms des personnages de polars me font rire mais ici ils sont tous décalés, preuve de l'inventivité de l'auteur : "Savane", "Berlion" et "Roman" pour les flics ripoux, "Bunker"
et son chien "Mesrine" pour l'ancien truand qui redécouvre les plaisirs, simples, de la vie (parfois on veut faire compliqué et on pense même que cela doit être compliqué, alors que c'est là, à
portée de main, sans entrave aucune et curieusement on n'ose pas !).
Blog actu-du-noir. Blog de JM Laherrère
Blog Noir bazar
Blog d'une collègue lectrice du grand prix de Elle : Sophie lit
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Je viens de finir, in
extremis pour le grand prix des lectrices de Elle, les pièges du crépuscule de Frank Tallis. C'est un roman policier qui se passe à Vienne au début du siècle. Deux
personnages, l'inspecteur Rheinhardt et le jeune psychiatre Liebermann, s'associent pour dénouer plusieurs crimes atroces perpétrés devant des églises de la ville. 
Je ne connaissais pas Gérard Garouste, "l'un des
peintres français les plus importants et internationalement reconnu" selon
Dans l'Amérique du XVIIe siècle, plusieurs figures
féminines tournent autour de Jacob Van Aark : sa femme Rebekka, venue d'Angleterre et ses esclaves, Florens, l'indienne Lina, et Sorrow, une faible d’esprit «aux yeux gris argent».
Deux blancs, Willard et Scully, travaillent aussi pour Jacob en attendant d’avoir accumulé de quoi acheter leur liberté.

