Les mots entre mes mains de Guinevere Glasfurd

Publié le par Marie-Florence Gaultier

Les mots entre mes mains est un premier roman écrit par l'anglaise Guinevere Glasfurd dans lequel une femme, Héléna Jans van der Strom, raconte sa rencontre avec le philosophe René Descartes. Le roman se déroule au dix-septième siècle, d'abord à Amsterdam puis dans d'autres villes des Pays-Bas, au gré des déplacements des personnages.

J'avais très envie de découvrir ce roman après avoir lu une interview de Guinevere Glasfurd dans le magazine des libraires Pages où elle évoquait la découverte inopinée de cette femme, alors que son intention première était d'écrire sur Descartes. Héléna a réellement existé et a certainement eu une influence sur la vie du philosophe, ce que nous montre le roman qui oscille entre des faits avérés, détaillés à la fin, et des faits imaginaires.

Le texte est une plongée dans la vie d'une femme de l'époque, de condition modeste. Ayant perdu son père, Héléna est contrainte de travailler et devient servante chez un libraire anglais qui loue des chambres à Amsterdam. C'est ainsi qu'un jour René Descartes débarque avec son valet Limousin dans la maison où travaille Héléna. Petit à petit, ils font connaissance et une histoire d'amour, un peu compliquée, commence.

Guinevere Glasfurd évite le romanesque trop facile en se concentrant sur les ressentis de son personnage Héléna, une femme plutôt originale pour l'époque, qui a appris à lire toute seule. Au contact de Descartes, elle va s'éveiller à la réflexion et oser penser par elle-même.

Le style du roman est très lent et cela a souvent nuit à ma lecture. L'auteure prend le temps de suivre ses personnages, de les emmener là où elle le souhaite, en remplissant parfois des pages de façon inutile. Cependant, elle décrit parfaitement la vie des femmes de l'époque, complètement sous l'emprise des hommes, que ce soit en tant qu'employée ou en tant qu'épouse. Et on comprend aussi la force de la religion qui met à l'écart les femmes, comme Héléna, non mariées qui ont « fauté » en enfantant...

Au final, un premier roman intéressant, ambitieux et féministe, mais aussi un peu ennuyeux pour moi. Si d'autres lecteurs ont mis en avant la poésie qui émane des pages, pour ma part j'y suis restée complètement insensible. J'ai souvent pesté contre le manque d'action mais je reconnais que certains évènements sont tout de même bien menés et parviennent à maintenir, un peu, l'attention...

Merci à Price Minister et à Chapitre.com pour l'envoi de ce livre dans le cadre de l'opération « matchs de la rentrée littéraire ».

Les mots entre mes mains de Guinevere Glasfurd

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