"Mon grand père" de Valérie Mréjen, un récit sec et aride...
Dernièrement, je furetais dans les allées d'une des bibliothèques d'Angers et je tombe sur un petit livre (si l'on en juge par l'épaisseur): "Mon grand-père" de Valérie
Mréjen, mis en valeur sur une étagère... Bon, me dis-je, voici un livre qui va être vite lu. En effet, le livre fait 63 pages et est découpé en paragraphes de
longueurs inégales... 
Curieux ouvrage, curieux objet ! On dirait presque des notes autour de souvenirs, autour de l'enfance également, autour de la famille surtout, notamment la figure du père,
omniprésent... Sur ce livre, j'ai lu quelque part qu'il s'agissait de "réminiscences consignées (...) dans un ordre arbitraire ". Et c'est
exactement cela, un peu comme "Je me souviens" de Georges Perec mais sans de leitmotiv...
" Ma mère disait que c'était vulgaire pour une femme de fumer dans la rue.
Nous avions un voisin dont la femme répétait tout le temps "c'est ça, c'est ça !". On l'appelait Madame "C'est ça c'est ça".
Il y en avait un autre que l'on entendait jouer toute la journée le même morceau au piano". (p.20)
Et l'émotion dans tout cela ? Elle est ténue, lointaine mais parfois, elle émerge... Si si ! lisez, vous verrez !
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