J'ai lu l'année brouillard de Michelle Richmond dans le cadre du prix des lectrices Elle. Ce livre
ne me serait pas parvenu sans ce prix... Et j'aurais gagné quelques heures à lire autre chose de plus intéressant à mes yeux !
J'ai lu l'année brouillard de Michelle Richmond dans le cadre du prix des lectrices Elle. Ce livre
ne me serait pas parvenu sans ce prix... Et j'aurais gagné quelques heures à lire autre chose de plus intéressant à mes yeux !

Au début, en lisant le résumé, je pensais que le livre avait été écrit à la manière d'un
roman policier, et qu'une piste parmi mille allait aboutir à retrouver Emma, d'autant plus qu'Abby se documente sur la mémoire de l'être humain afin d'être encore plus efficace. Las, elle échoue
lamentablement et sa vie s'écroule jusqu'à ce que...
Dans le cadre du prix des lectrices de Elle, je viens de finir Retour d'exil d'une femme recherchée d'Hélène Castel, un livre qui m'a beaucoup plu, le premier de ce prix qui
m'enthousiasme un tant soit peu. Il était temps, après neuf* livres, que j'en rencontre un qui me porte un peu plus que les autres !

J'ai lu un peu par hasard Kafka sur le rivage il y a
peut être deux ans maintenant et j'avais été éblouie par ce roman dingue et beau. A l'époque, je n'avais pas commencé ce blog donc cette lecture était passée à la trappe... Aujourd'hui encore me
reste en mémoire quelques images de Kafka sur le rivage même si je serais bien en peine de le résumer correctement. Une expérience intéressante pour la lectrice que je suis et
sans aucun doute une découverte, une de plus me direz-vous, car un livre remplace l'autre mais ici ce fut quand même différent, Murakami a une petite musique que l'on n'oublie pas et qui résonne
encore longtemps après.
Et comme Murakami est un auteur connu et reconnu, son dernier livre a été reçu un peu comme un évènement, commenté allégrement ici et là dans la presse au point que j'ai ressenti un désir
impatient de le parcourir. D'autant plus que ce livre était autobiographique et qu'il traitait de la course à pied, la grande passion de cet auteur vraiment original. Et comme j'essaie
désespérément de me remettre à la course, je me suis dit que ce livre allait me donner envie de fouler à nouveau ma belle campagne angevine (vous voyez à quoi j'en suis réduite !).
Finalement, même s'il est intéressant, ce livre est plutôt terre à terre et ennuyeux. Vu la qualité de ses romans, je conseillerais davantage ceux-ci plutôt que ce livre dans lequel
l'auteur
recense toutes ses courses, et notamment ses marathons. Il intéressera
plutôt les coureurs, de mon point de vue, car il s'attarde beaucoup sur ses temps, les trucs qu'il met en place pour finir ses courses, les durées de ses entraînements... Parfois, il fait des
parallèles avec l'acte d'écrire, mais le plus souvent il brode autour de ses courses et de son jogging quotidien. Il justifie sa passion sportive par le fait qu'il souhaite écrire le
plus longtemps possible. Pas mal mais je suis restée sur ma faim. Quand à mon désir de courir, je le mettrai dimanche à exécution, ou pas !
Autoportrait de l'auteur en coureur de fond de Haruki Murakami, traduit par Hélène MORITA, avril 009,
Belfond, 19,50 €, 192 pages.
Deuxième lecture ce mois-ci pour le grand prix des lectrices de Elle : Mausolée de Rouja
Lazarova. Perturbée par des éléments extérieurs à ma lecture, j'ai lu le début du roman un peu en somnanbule. Je l'ai poursuivie contrainte et forcée et puis, je l'ai fini dans l'allégresse,
allégresse de ne pas vivre ce que dépeint la narratrice.
Mausolée est un roman mais ce pourrait être un documentaire, une biographie, un témoignage… Il s’agit d’un roman très réaliste sur la Bulgarie, sur une période qui s’étend des années 40 aux années 90. On pourrait penser que ce roman est l’histoire de son auteur, Rouja Lazarova, puisque celle-ci, selon la quatrième de couverture, est « née en Bulgarie communiste (…) et vit en France depuis 1991 ». Mausolée est son quatrième roman. Autobiographie ou pas, ce roman est une dénonciation forte du régime communiste, de ses effets néfastes sur plusieurs générations de bulgares.
Le roman raconte d’abord
la vie de Gaby, dont le mari disparaît, assassiné par le régime, peu avant la naissance de sa fille Rada. Ensuite dans la deuxième partie du livre, la propre fille de Rada, Milena, reprend le
récit et même si le régime s’assouplit, il pèse toujours autant sur les consciences et leur pourrit la vie. En décrivant cette famille, l’auteur montre bien que les aberrations du
système sont tenaces.
L’auteur décrit avec minutie le quotidien des personnages, fait de peurs, d’hypocrisie et de lassitude. Les détails s’accumulent pour fustiger un régime politique aberrant, qui transforme les êtres en machines obéissantes et peureuses.
Ce livre est vraiment intéressant car il nous fait partager ce que vivent les personnages au jour le jour : les humiliations, les peurs, les attentes, les espoirs. L’auteur n’occulte aucune anecdote, aucun détail et transforme son roman en bombe à retardement pour ceux qui auraient encore des sympathies pour le communisme.
Blog de l'auteur
Mausolée de Rouja Lazarova, Flammarion, 331 pages, 19 €.
Je viens de terminer l'Intranquille, autoportrait d'un fils, d'un peintre, d'un fou, catégorie document de la deuxième
livraison du prix des lectrices de Elle. Gérard Garouste a écrit son autobiographie en collaboration avec Judith Perrignon, auteur et ancienne journaliste à Libération.
Je ne connaissais pas Gérard Garouste, "l'un des
peintres français les plus importants et internationalement reconnu" selon Wikipédia mais ce livre m'a donné très envie de découvrir ses peintures, dont certaines sont évoquées dans ce
livre.
Dans l'Intranquille, Gérard Garouste se met à nu, explore son histoire familiale plutôt difficile, s'étend sur la figure de son père, antisémite et psychopathe,
voleur des biens des juifs durant la seconde guerre mondiale. Il raconte aussi les chemins qu'il a dû emprunter pour devenir peintre.
Si la lecture de
cet ouvrage est passionnante, elle se révèle aussi angoissante, surtout lorsqu'il évoque ses crises de folies, conséquences manifestes de son passé lourd de secrets familiaux :
"Pour moi, les secrets s'entremêlent, il n'y en avait pas qu'un, plusieurs m'attendaient et m'attendent peut-être encore."(page 38)
Finalement, ce livre nous éclaire sur un univers d'artiste particulier. On est un peu voyeur en le lisant, même si cette sensation est vite réprimée tellement l'auteur se livre, presque sans
retenue, pour conjurer son passé et les fautes de son père.
Un petit bémol cependant pour les éditions L'iconoclaste : j'ai éprouvé beaucoup de plaisir à feuilleter le grain du papier, épais et de très bonne qualité, j'ai adoré la
mise en page, aérée et fluide, mais le texte aurait mérité quelques reproductions de tableaux de Garouste. A part celui sur la jaquette du livre (un autoportrait plutôt
adéquat), j'ai regretté de ne pas pouvoir approfondir le texte par la lecture des tableaux.
"Et le démiurge en moi se réjouit quand les couleurs s'organisent, mélangent les figures qui m'encombrent et celles que je me suis choisies. J'ai alors le sentiment d'avoir compris et fait
quelque chose de ma vie. Je me lave du passé." (page 163)

Gérard Garouste, avec Judith Perrignon, L'Intranquille. Autoportrait d'un fils, d'un peintre,
d'un fou, L'iconoclaste, 2009, 200 p.
Très bonne analyse d'In Cold
Blog
Je viens de finir le dernier Delerm, Quelque chose en lui de Bartleby, publié au Mercure de France. Je m'attendais à un récit linéaire, sans
esbroufe comme sait les signer Delerm, bref un truc sympa à lire en attendant la deuxième livraison du prix des lectrices du magazine Elle (qui se fait attendre !).
Bien entendu, par le passé j'ai déjà lu Delerm, dont la fameuse première gorgée de bière, mais aussi Monsieur Spitzweg
s'échappe (qui m'avait redonné envie de courir !) et encore mon préféré Sundborn ou les jours de lumière.
Ici, je le dis tout net, j'ai été un peu déçue, surtout sur la première partie du roman, parce que Delerm enchaîne les idées presque toutes faites, surfe sur l'air du temps (les blogueurs)
sans vraiment prendre de recul et est toujours aussi béat devant les minuscules plaisirs de l'existence. Je comprends que certains tirent à bout portant sur ce genre de prose tant elle donne
parfois, souvent, envie de se moquer.
Quelques points positifs cependant : Delerm donne envie de se replonger dans Melville, La Fontaine... Et son récit est parsemé de références à la littérature, au cinéma, à la musique.
Et je me suis davantage amusée sur la deuxième partie du roman, un peu plus nerveuse et savoureuse.
D'autre part, l'histoire est plutôt amusante, surtout pour ceux qui tiennent un blog, même si je trouve que l'auteur survole le thème (l'engouement pour les blogs, Internet...) et
en fait un prétexte pour bâtir son intrigue. Par contre, j'aime la légère ironie de Delerm, qui s'y entend en personnages secondaires, même si souvent ça frôle la caricature (cf les noms des
collègues d'Arnold...).
Non, vraiment, ce qu'il y a à retirer de ce texte, c'est toujours le goût de Delerm pour les petites choses qui apportent du sel dans notre vie : les promenades dans Paris, l'observation des
autres, les petites douceurs que l'on s'offre occasionnellement...
Cela faisait longtemps que je voulais découvrir Toni Morrison. J'ai donc profité des vacances pour savourer son dernier roman, Un don de
Toni Morrison, une petite merveille de finesse et de poésie (mais comme je l'ai lu courant juillet, j'ai un peu de mal à me rappeler de mes impressions, les voici tout de même mais en version
light !).
Dans l'Amérique du XVIIe siècle, plusieurs figures
féminines tournent autour de Jacob Van Aark : sa femme Rebekka, venue d'Angleterre et ses esclaves, Florens, l'indienne Lina, et Sorrow, une faible d’esprit «aux yeux gris argent».
Deux blancs, Willard et Scully, travaillent aussi pour Jacob en attendant d’avoir accumulé de quoi acheter leur liberté.
Toni Morrison les présente tour à tour par petites touches. Et à travers eux, évoque toutes sortes de systèmes d'esclavage, qui se focaliseront par la suite sur la couleur de la
peau.
Elle insiste sur les parcours de ses figures féminines, jamais de façon démonstrative mais toujours avec finesse.
Non seulement c'est un roman qui nous fait voyager dans le temps, mais c'est aussi une belle traversée poétique.
Un don de Toni Morrison, traduit de l’anglais par Anne Wicke, Éd. Christian Bourgois, 194 p., 15 euros.
Je viens de relire Paris-Brest de Tanguy Viel, dans le cadre du grand prix des lectrices de Elle. Je l'avais déjà lu en mai, sans avoir eu le
temps d'en parler sur ce blog. Ce livre fait partie de la sélection pour le prix Inter 2009, sélection que j'avais commencé à lire en partie.
S’agissant d’une histoire de famille, particulière et en même temps commune comme toutes les histoires de famille, les ingrédients sont les suivants pour réaliser la recette du
Paris-Brest, à la façon Tanguy Viel : prenez un fils, mal aimé, peu sûr de lui, ayant des velléités
d’écriture, ce sera le narrateur. Ajoutez-lui une mère, ne quittant pas son serre-tête, manipulatrice, plus qu'attentive au quand dira-t-on et un père mauvais gestionnaire et absent. Complétez le
tableau par une grand-mère, héritière sur le tard d’une énorme fortune et d’un frère footballeur. N’oubliez pas l’ami du narrateur, une mauvaise fréquentation, dirons les mauvaises langues,
normal vu ses ascendances... Saupoudrez le tout de non-dits, de mensonges et d’une bonne dose d’hypocrisie et vous aurez un parfait « roman familial ». (certains ingrédients se laissent mélanger, mais il convient pour d'autres de laisser mariner).
Paris-Brest, c’est une histoire à plusieurs tiroirs qui s’emboîtent les uns dans les autres. Premier tiroir, celui de l’autobiographie : le narrateur décrit des faits qu’il relatera ensuite dans un texte, dont le lecteur n’aura pas la primeur mais qu’il devine sans grand mal. Ce texte sera évoqué à la fin du récit, puisque la mère n’aura de cesse de le lire, dévorée par la curiosité et la peur d’être dévoilée au grand jour. Elle y mettra même le feu. Tout le roman est parcouru par un jeu entre ce qui est vrai (les souvenirs, les personnages, les faits) et ce qui est relaté donc transformé par l’acte d’écriture. Deuxième tiroir, celui du roman policier : à mesure que les pages se tournent, le suspens s’épaissit, d’autant plus qu’une grosse somme d’argent est en jeu, aiguisant les appétits des uns et des autres. Mais là encore, l’auteur joue avec les codes du polar. Troisième tiroir : celui du roman familial. La famille, source inépuisable d’inspiration. L’atmosphère ici est lourde de menaces, de violences contenues. La famille, un terrain miné.
Mon avis : pour moi, c’est un roman très original, qui se joue de tous les codes romanesques. Un style très particulier, avec beaucoup de répétitions. En le relisant après coup, je trouve ce livre très riche, à un point tel qu'une relecture n'épuise pas tous les sens. A l'instar des voyages du narrateur entre Paris et Brest, l'auteur fait des va et vient permanents entre la vie et la littérature... Un bon et beau gâteau, au goût amer…
Les avis éclairés de Sandra (blog murmures intérieurs), Yves, Clochette, Sandra , Bookomaton
Deuxième document, catégorie policier, reçu dans le cadre du grand prix des lectrices de Elle, Enfant 44 de Tom Rob
Smith. Voici mon analyse :
Pour son premier roman, l’anglais Tom Rob Smith a choisi pour cadre la Russie de Staline, une période noire où la délation, le mensonge et la mort sont aux premières loges.
Léo, milicien plein d'avenir du MGB (ancêtre du KGB) est chargé par son parti d'étouffer un meurtre d'enfant. Peu à peu, tenaillé par le doute, il décide de mener l'enquête envers et contre tous, aidé en cela par sa femme Raïssa... Ce roman a le grand mérite de nous faire partager le difficile quotidien des russes sous le règne oppressant de Staline, où chacun doit échapper à la suspicion générale, honorer hypocritement les dignitaires du parti, faire montre d'un patriotisme sans faille pour ne pas finir torturé ou pire exécuté, et cela, en toute impunité. Etre soupçonné, c'est de toute façon être coupable, sans autre forme de procès.
Le début du roman est un peu déroutant et énigmatique, puisque les chapitres s’enchaînent et présentent des personnages et des époques différentes, sans liens apparents entre eux. Puis, tout
s'installe, même si le dénouement est encore loin ! Le lecteur rassemblera les pièces du puzzle progressivement. L'auteur se plait à surprendre le lecteur par des figures ambivalentes : Léo,
en milicien un peu trop zélé, qui va finalement se retourner contre le puissant système qui l'emploie. Raïssa, la discrète épouse qui s'était mariée par peur et non par amour, va finir par
s’éprendre de son mari...
On suit les pérégrinations de ces deux héros avec plaisir tant les rebondissements sont fréquents. Mais à la fin, j'ai trouvé que l'auteur en rajoutait un peu pour parvenir à boucler son récit : le super héros survit à tous les pièges que ses adversaires lui tendent… Léo se révélant invincible, le suspense perd un peu en saveur. Mais l'ensemble reste plutôt très réussi et même impressionnant pour un premier roman.
Certaines scènes font froid dans le dos, notamment la description des scènes de meurtre. Mais ce qui m'a le plus intéressée, c'est l'évocation très fine du
système soviétique et de ses méfaits : on s’y croirait ! D’ailleurs, en fin de roman, l'auteur cite quelques sources dont il s'est inspiré pour nourrir son livre, dont le fameux
Archipel du Goulag de Soljenitsyne (que je lirais un jour). Et c’est dans ces remerciements qu’il nous apprend que le tueur en série qu’il décrit a réellement existé, de quoi nous épouvanter
encore plus !
En quatrième de couverture, l’éditeur Belfond n’a pas manqué de signaler que l’ouvrage « sera bientôt adapté au cinéma par Ridley Scott ». Pas étonnant, vu la richesse de
l’ensemble. Nul doute que le film sera haletant...
Enfant 44, de Tom Rob Smith, Belfond, 398 pages, 22 €
L'éditeur Belfond :
présentation du livre et 20 premières pages
Critique de Télérama
Les analyses d'Audrey, Sandra et Armande.
Bookomaton, elle, n'a pas du tout aimé, ainsi que Marie-Claire
La semaine dernière j'ai reçu le premier colis de livres pour le

J'ai choisi de commencer les agapes par L'homme qui m'aimait tout bas d'Eric Fottorino :
Apprenant le suicide de son père adoptif, Eric Fottorino restitue par le biais de courts chapitres des parcelles intimes de cette figure paternelle tant aimée. Il réussit à nous émouvoir
avec un texte sensible mais aussi très pudique dans lequel, tout en cherchant les raisons du dernier geste de son père, il lui rend hommage, le rendant ainsi immortel. Au tout début du roman,
Eric Fottorino « ignore ce qui [le] pousse à écrire ces quelques lignes et à continuer » et pourtant la suite va couler de source, l’écriture permettant de ressusciter ce père
et avec lui c’est toute l’enfance et l’adolescence
qui ressurgissent : l’arrivée d’un père dans sa vie de petit garçon de neuf ans, le bonheur soudain de former une famille, les entraînements en vélo, les
repas partagés …
Ecrire sur ce père, c’est aussi tenter d’approcher ses blessures intérieures. Natif de Tunisie, combattant en Algérie, ayant en horreur la paperasse au point
de ne jamais ouvrir son courrier, il exerçait son métier de kinésithérapeute avec beaucoup d’humanité.
La lecture de ce texte prend littéralement aux tripes. La relation qui s'établit entre ce jeune garçon et cet homme bienveillant est tout simplement belle à lire, car faite de douce
complicité et d’une grande simplicité. Le livre est émouvant car l’auteur ne cesse de regretter ce père qui « l’aimait tout bas, sans effusion, comme on murmure pour ne pas
troubler l’ordre des choses ». L’écriture s’avère alors salvatrice, pour dire tout ce qu’on doit à ce père, pour sa bonté, sa bienveillance, sa présence tout simplement :
« Plus je me relis et plus je me relie à lui ». Un très beau livre, simple et fort.
"Ecrire, cela me ramène quelque chose de mon père, ses mimiques joyeuses avant de passer à table, ses évocations du pain arabe encore tiède qu'il
trempait, gamin, dans l'huile d'olive fraîche versée dans une assiette creuse, son silence soudain devant une salade méchouia, tomates juteuses, piments grillés, pelés, assaisonnés de carvi,
d'ail, de citron - festin de roi."
L'homme qui m'aimait tout bas, Eric Fottorino, Gallimard, 147 pages, 15 €
Interview de l'auteur pour l'émission "1
jour un livre"
| Novembre 2009 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | ||||||||||
| 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | ||||
| 9 | 10 | 11 | 12 | 13 | 14 | 15 | ||||
| 16 | 17 | 18 | 19 | 20 | 21 | 22 | ||||
| 23 | 24 | 25 | 26 | 27 | 28 | 29 | ||||
| 30 | ||||||||||
|
||||||||||
Christophe Blain
Pierre Bordage
André Bucher
Nathalie Cachin
Brigite Fontaine
Elise Fontenaille
Jean-Marie Borzeix
Maurice Gouiran
Joanne Harris
Alexandre Lacroix
Michèle Lesbre
Jean-Claude Mourlevat
Valérie Mréjen
Aymeric Patricot
Camille de Peretti
Virginie Ollagnier
Pierre Mac Orlan
Mureille Renault
Marjane Satrapi
Marie Sizun
Pierre Silvain
Jean Teulé