Arts, livres et shopping à Paris : l'équation parfaite !

Publié le par Flora

Une journée à Paris, cela passe vite, surtout quand les activités s'enchaînent au pas de course ! Mais je suis ravie de cette journée, cela a cassé la routine et a ouvert quelques portes...  
Retour sur ma journée marathon de vendredi dernier :


Le matin, visite du musée des arts décoratifs, grâce à
Marie-Claire qui me l'avait conseillé. J'ai commencé par l'exposition Lalanne (jusqu'au 4 juillet), surréaliste, ludique et onirique...

   

J'ai vivement regretté de n'avoir pas emmené avec moi mon petit garçon de bientôt 5 ans, tant j'ai trouvé l'exposition très attractive et facile d'accès pour les enfants. Et comme j'avais pris un billet  pour tout le musée, j'ai visité au pas de course les autres salles, mais j'étais un peu à bout de force sur la fin, car c'est très grand !  

   

Il y a un peu plus de 20 ans, j'avais visité ce musée mais il a beaucoup changé, en témoignent les salles présentant le mobilier des années 60-70.  J'ai apprécié de pouvoir observer à la dérobée par les lucarnes du musée des vues de Paris, je trouve que c'est un bel endroit où on a un peu de recul.

 

   

   

L'après midi, je me suis dirigée vers le salon du livre où j'avais rendez-vous avec l'équipe du magazine Elle et quelques auteurs de la sélection 2009-2010.

Je suis d'accord avec
Sandra
pour dire que l'accueil était impersonnel mais saluons quand même l'effort du magazine pour accueillir ses lectrices d'une année dans un espace préservé, avec petits fours et boissons à disposition... (Seul regret : l'absence de champagne, quoique quelques bouteilles étaient disposées sur le côté de la salle, malheureusement uniquement en déco...).  

A peine installée, quelle surprise de voir s'asseoir très simplement Eric Fottorino à la table où je me trouvais, en compagnie de deux autres lectrices. La discussion s'engage, très naturellement. Il nous confie que l'écriture de son livre lui a pris 15 jours et que le livre fini et publié, sa mère et ses frères l'ont remercié. Au départ, il pensait qu'écrire allait transformer la douleur mais il reconnaît que le livre n'a rien résolu, l'absence de son père d'adoption est toujours aussi douloureuse... 

Pendant que je l'écoutais avec attention,  je ne pouvais m'empêcher d'observer ce qui se passait à la table d'à côté : Antonin Varenne, mon chouchou de la catégorie policier, discutait lui aussi avec un petit groupe d'autres lectrices. Et tandis qu'Eric Fottorino dédicaçait les livres apportées par mes consoeurs (seul moment où j'ai regretté de n'avoir pas emmené tous les livres des auteurs présents), je m'éclipsais discrètement pour aller écouter Antonin Varenne mais debout, c'était un peu moins confortable pour l'écouter et surtout j'ai eu l'impression de rater quelque chose ou que son discours se répétait (alors que je n'avais rien entendu). Bizarre comme impression

Plus loin, un groupe se forme autour de l'intranquille Garouste. Dommage, je n'ai pas pu l'entendre, coincée entre Fottorino et Varenne...

Puis j'aperçois au fond de la salle Camille de Villeneuve, venue avec son éditeur qui repart aussitôt. Elle a déjà commencé à répondre à quelques questions, notamment sur la durée d'écriture de son livre (2 ans et demi !). Je suis frappée par la façon dont elle s'exprime, avec classicisme ! Tout comme son livre. Elle dit que l'arbre généalogique qui figure au début du livre est une idée de son grand-père. Et pour elle, écrire, c'est arriver à se "délocaliser". Elle parle ensuite de la "touffeur" de son livre les Insomniaques...

Véronique Ovaldé fait son apparition et presque aussitôt un groupe se forme autour d'elle. Une fois encore, j'arrive après la bataille ! Peu importe, Véronique Ovaldé captive son auditoire par quelques anecdotes (liées à sa filiation ou encore à son enfance), voire des pitreries qui nous font rire. Manifestement, elle ne se prend pas au sérieux et s'amuse presque en notre compagnie. Elle me fait penser à une gamine, ravie de partager ses idées et ses trouvailles. Et face à elle, je prends conscience que ces rencontres cassent sérieusement le mythe de l'écrivain, isolé et seul dans sa tour d'ivoire.   

Tandis que Véronique Ovaldé évoque Gabriel Garcia Marquez, arrive trois personnes et je reconnais l'une d'elle : Hélène Castel. Un peu coupable, je salue Véronique Ovaldé pour la rejoindre, et je ne suis pas la seule : un groupe se constitue spontanément autour d'elle. Elle parlera peu, attentive aux commentaires des lectrices sur son livre, certainement une déformation professionnelle puisqu'elle est désormais psychothérapeute. Je retiens juste une chose : elle n'en revient pas elle-même d'avoir écrit ce livre avec autant de plaisir et aimerait  replonger dans l'écriture mais le temps lui manque. Elle a envie de créer une association pour ceux qui sont condamnés, pour les aider à mettre en mot leur histoire et ainsi mieux comprendre ce qui les a amené à être jugés...

 
Voici quelques notes et impressions prises à la volée entre les auteurs qui "virevoltaient" entre nous et c'était un peu frustrant de ne pas les écouter davantage, dans un cadre moins concurrentiel ! 

Vers 18 heures, j'ai eu envie de sortir, de bouger et de profiter un peu du salon car je l'avais à peine entraperçu. Mais comme les exposants commençaient à remballer leurs marchandises, je ne suis pas restée très longtemps, juste assez pour dénicher deux-trois livres pour mon fils Nino.  


Mon train ne repartant que vers 22 heures, j'ai donc traîné du côté de la rue du bac , un peu par hasard, mais aussi parce que ce n'était pas trop loin de la gare. Soudainement la façade du magasin le bon marché m'apparaît : quelle aubaine, il est encore ouvert ! Comme j'adore les grands magasins, je m'y engouffre. Je passe rapidement à l'étage des créateurs -trop cher pour moi !- mais j'admire au passage les vêtements de Gaultier (mon homonyme), notamment les vestes coupées avec magnificence ! Du grand art !  En repartant, j'aperçois des chaussures hommes et je me dis que j'ai raté celles des femmes. Je retourne donc sur mes pas et découvre avec stupeur les collections chaussures femmes. Je repère des sandales noires sympa, avant de papilloner autour d'autres marques puis je reviens tranquillement vers ces sandales qui avait attiré mon attention. Je demande la taille et la vendeuse me renvoie vers une de ses collègues, qui me dédaigne ostensiblement ! Je décide quand même d'essayer ces sandales et m'enquiert alors du prix car il n'est pas indiqué précisément.  La vendeuse me renseigne du bout des lèvres et ne s'intéresse nullement à mon cas. Dommage ! Si elle m'avait vendu ces sandales, je les aurais achetées car elles me plaisaient vraiment. Et j'attendais qu'elle m'accompagne dans cet achat un peu onéreux (136 € tout de même !). Je me serais sentie flattée d'acheter dans un tel cadre... Mais devant cette vendeuse, non pas dédaigneuse, mais plutôt indifférente, j'ai préféré partir et abandonner cette paire de chaussures. L'avenir me dira si j'ai eu raison d'en rester là... 

Dans le train du retour, mes jambes étaient douloureuses, mes pieds, n'en parlons pas !

Une bonne journée, quoique un peu fatiguante !

Le magazine Elle a réalisé une vidéo de ces rencontres (où j'apparais quelques instants !) : ICI

Publié dans L'attrape-bric à brac

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Mo' la fée 26/04/2010 22:15


je comprends très bien l'idée ^^ bon retour alors ^^


Mo' la fée 22/04/2010 09:36


j'espère que la blogueuse qui sommeille en toi va bien ^^ juste un bonjour en passant ^^


Flora 26/04/2010 21:51



Evidemment que je vais bien !!! surtout avec une semaine de vacances, hélas derrière moi... Bon d'accord, j'ai un peu laissé traîner ce blog mais je vais me reprendre, merci en tout cas de ton
message qui me redonne un peu de punch bloguesque (j'espère que tu arrives à comprendre l'idée !!!)



Marie-Claire 03/04/2010 18:21


Mes prochains conseils seront ... les adresses de boutiques où tu trouveras meilleures chaussures à tes pieds en terme de prix ! Il faut savoir que le Bon marché est ultra cher, à l'inverse de ce
que son nom laisserait croire.
Par contre, tu as à deux pas la librairie Chantelivre qui est un vrai paradis et qui abrite en arrière cour l'éditeur École des loisirs (cela c'est pour le petit garçon de 5 ans.
Je n'ai pas deviné où tu étais sur la vidéo qui complète ton compte-rendu. Cela devait être gênant de naviguer d'une table à l'autre. cela devrait être mieux structuré pour le prix car ils ne
seront que 3, et cela fera moins lourd dans tes bagages pour les dédicaces ...


Flora 04/04/2010 23:15



oui cela fera moins lourd ! je suis en train de lire "Lark et Termite", heureusement demain repos ! merci pour tes bons conseils de visites : tu connais pas mal de bons plans ! Et j'adore l'école
des loisirs : ils font de bons bouquins pour les enfants, il faudrait que je fasse un blog là dessus !



Sophielit 03/04/2010 12:40


Je me retrouve un peu dans ta note... Rendez-vous le 26 mai ! A bientôt


Flora 04/04/2010 23:17



ta note aussi rend bien compte des échanges, plus être plus précise que la mienne, il y a des moments où je n'arrivais pas bien entendre... 



Joelle 02/04/2010 14:56


Eh bien, après une telle journée marathon, tu as du bien dormir !!! Mais au moins, tu as rentabilisé ton passage à Paris en faisant plein de choses (et je déteste les boutiques où les vendeuses
croient qu'on n'est pas assez bien pour elles !)


Flora 02/04/2010 20:45



oui j'ai bien rentabilisé mon aller retour ! Et je me dis qu'il faut que j'aille plus souvent à Paris, humer d'autres atmosphères, cela fait du bien... et ensuite revenir apprécier la
Loire !