J'ai lu l'année brouillard de Michelle Richmond dans le cadre du prix des lectrices Elle. Ce livre
ne me serait pas parvenu sans ce prix... Et j'aurais gagné quelques heures à lire autre chose de plus intéressant à mes yeux !

Vous l'avez compris, ce
livre m'a moyennement intéressée. Pourquoi ? D'abord parce que c'est un gros pavé et que cela m'a semblé un peu long, disons entre la première centaine de pages et la fin...
De quoi s'agit-il ? L'année brouillard raconte l'histoire d'Abby, une jeune femme amoureuse de Jake, séparé de sa femme et père
d'une petite fille de 6 ans, Emma. Au cours d'un week end, Abby s'occupe seule d'Emma, son père étant absent. Et le drame survient : Emma disparaît brusquement...
Abby se met à chercher Emma sans prendre le temps de souffler... Elle participe aux recherches de façon plus qu'intensive : en distribuant des tracts, en visitant des lieux divers et variés,
en prospectant sans discontinuer... Forcément, elle se sent coupable et tandis que ses liens amoureux avec Jake disjonctent, plus rien ne compte que retrouver Emma.
Au début, en lisant le résumé, je pensais que le livre avait été écrit à la manière d'un
roman policier, et qu'une piste parmi mille allait aboutir à retrouver Emma, d'autant plus qu'Abby se documente sur la mémoire de l'être humain afin d'être encore plus efficace. Las, elle échoue
lamentablement et sa vie s'écroule jusqu'à ce que...
Je me suis ennuyée pas mal dans ce livre car suivre les pérégrinations de l'héroïne n'ont rien d'extraordinaire, surtout que sa vie devient plutôt monotone à partir de la disparition d'Emma. Elle
ne cesse d'errer de ci delà sans voir ses efforts récompensés.
J'avoue cependant avoir été très émue par la scène des retrouvailles car après avoir tellement attendu un évènement encourageant, on est "récompensé" en tant que lecteur d'avoir tellement
patienté !
J'ajoute que j'ai souvent été ulcérée par l'évocation d'un certain "mode de vie" américain (non pas les choses liées au surf) mais plutôt la façon de vivre, pause café à répétitions, pause
déjeuner et tutti quanti. J'ajoute que les citations de livres sur la mémoire m'ont plutôt fatiguées puisque je ne voyais pas en quoi ces citations étaient -non pas justifiées- étalées
devant nous, sans vraiment avoir pu picorer quelque chose d'intéressant.
Je sais que pour certains je suis plutôt critique et pourtant en général je ne descend pas facilement un livre mais là je me suis franchement ennuyée et si je n'avais pas eu ce livre à lire dans
un contexte bien précis, j'aurais tout simplement abandonné, et sans regret !
Etant mère d'un adorable petit lutin prénommé Nino, 4 ans et demi le coquin, j'aurais dû être sensible au récit de la disparition d'un enfant. Il n'en fut rien, même si j'ai souvent pensé à
ce que je ressentirais moi même face à un tel drame...
L'année brouillard, de Michelle Richmond, traduit de l'américain par Sophie Aslanides, Buchet Chastel, 508 pages, 25 €.
Par Flora
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Publié dans : L'attrape-livres
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