"Plage de Manaccora, 16h30" de Philippe Jaenada

Publié le par Flora

Ces derniers temps, j'ai lu pêle-mêle un manga sur le vin, deux romans du livre inter (dont un pas encore fini !), une BD, des magazines divers et variés, j'ai même rencontré l'auteur de Corniche Kennedy (de quoi publier des tas d'articles, mais en aurais-je le temps ? J'essaie de trouver des solutions ( rédiger des comptes-rendus riquiqui ? rouler plus vite en vélo ? élaborer des articles tout en pédalant ?) pour rattraper ce retard dans lequel je me suis vautré et qui m'épouvante désormais..).   

Je viens de terminer, grâce au précédent long week-end, le dernier livre de Philippe Jaenada, Plage de Manaccora, 16h30, dont j'avais vu la couverture dans un magazine (je ne me souviens plus lequel...). Et donc, je le prends à la bibliothèque, toujours en coup de vent,  un peu au hasard, en sachant vaguement qu'il y était question de feu, de flammes, de sentiments enflammés...

Ce roman évoque un incendie qui survient lors des vacances du narrateur, prénommé Voltaire, en Italie. Alors qu’il tente d’échapper aux flammes avec sa femme, Oum, et son jeune fils, Géo, il se remémore certains évènements qui ont jalonné sa vie...
 

 

Ce qui est impressionnant dans ce livre, c’est que l’on a la sensation d’assister au feu, d’en être les victimes de plus en plus impuissantes, aux côtés des personnages, d’autant plus que l’auteur accentue au fur et à mesure de son récit la puissance du feu… Jaenada aime jouer avec nos nerfs, de digressions en digressions, sans perdre de vue l'horizon, plutôt enfumé. C'est amusant de passer du feu, représenté ici comme un personnage à part entière, dévorant tout sur son passage, à des anecdotes liées à la vie du narrateur. En lisant des critiques ici ou là, je me rends compte que ces évènements narrés sont bien réels dans l'esprit de l'auteur : c'est en  partie sa vie qui s'embrase sur le papier, mais ce n'est pas vraiment étonnant vu le réalisme de certaines scènes d'apocalypse. J’ai moins aimé les parenthèses de l’auteur dans le texte, le plus souvent rigolotes mais à la longue plombantes (apparemment la marque du style Jaenada)…  

 

A noter, la jaquette du livre plutôt originale et liée évidemment au contenu du livre, un objet qui brûle les doigts !


Plage de Manaccora, 16h30 de Philippe Jaenada, Grasset, 17,90 €, 280 pages.

Yves a beaucoup aimé, tout comme Cuné et beaucoup d'autres...

Site de l'auteur

Publié dans L'attrape-livres

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sylire 21/05/2009 12:05

Je vais bientôt rencontrer Maylis de Kearangal moi aussi, je compte faire un compte-rendu de la rencontre et profiter de l'occasion pour donner mon impression sur le livre.
C'est vrai que c'est prenant de tenir le blog à jour !

Flora 21/05/2009 14:20


Super, Elle parle très bien de son livre et cela donne même envie de le relire ! Et c'est vrai que ces derniers temps je me suis laissée aller : pas beaucoup de publications sur le blog. Et je
n'ai même pas de bonnes raisons ! Mais je vais me reprendre promis !


Yv 08/05/2009 15:29

Je confirme que j'ai beaucoup amé, surtout les parenthèses, contrairement à toi.

Flora 21/05/2009 20:58


Oui moi elles m'ont à la fin un peu agacées, trop systématiques et trop voyantes à mon goût !