"Toutes ces vies qu'on abandonne" de Virginie Ollagnier

Publié le par Flora

Premier roman de Virginie Ollagnier, "Toutes ces vies qu'on abandonne" a pour cadre historique la guerre 14-18, et débute le 4 décembre 1918. Le récit est découpé en journées, pendant presque un mois. Claire, jeune novice, est infirmière à l'hospice d'aliénés d'Annecy aux côtés du professeur psychiatre Tournier. Ce livre raconte l'arrivée à l'hospice d'un jeune homme inconnu, Pierre, enfermé dans un grave mutisme. Claire va s'en occuper et n'aura de cesse de le ramener à la vie consciente. Face à ce jeune homme muet et perdu, elle va se découvrir progressivement...

Pour un premier roman, c'est plutôt réussi. Virginie Ollagnier parvient à nous captiver par cette histoire de double renaissance. Son écriture est délicate et sensible.

J'ai particulièrement aimé les passages, en italique, dans lesquels  le jeune homme inconnu se remémore des évènements de sa vie. Ces textes apportent une touche très originale au roman, car des parties de l'enfance, de l'adolescence et de la vie adulte de Pierre y sont relatées, de façon fragmentaire et non linéaire. Et c'est ce qui m'a intéressée, ces "trous" du récit où le lecteur peut s'immiscer et combler les vides laissés volontairement béants par l'auteur. 

La plupart des personnages sont imaginés mais l'auteur a inséré un personnage qui a réellement existé, Pierre Janet, un éminent psychiatre, "créateur du terme subconscient" (cf note de l'auteur, p.281). Mais le récit reste romancé même si certains éléments se basent sur des faits réels. L'auteur évoque d'ailleurs ses nombreuses recherches sur l'histoire de la psychiatrie en France dans une note.

Dans ce roman, plusieurs univers se croisent : la folie de la guerre des tranchées, la vie d'un asile à la fin de la guerre, les débuts de la psychiatrie et la vocation religieuse, chancelante, d'une jeune femme...     

Editions Liana Levi, 2007, 281 p.

A noter : rencontre avec Virginie Ollagnier à la bibliothèque des Justices (Angers) le 16 mai 2008 à 19h...

D'autres compte-rendu : Finlandejn  Joëlle  Clarabel  Sylire

Critiques : du Matricule des anges
 
Livre lu dans le cadre du prix des lecteurs angevins  et  du prix Inter-Comités d'Entreprises CEZAM 2008

Publié dans L'attrape-livres

Commenter cet article

sylvie 31/07/2008 09:15

je fais partie des vraies enthousiastes pour ce livre et je me rend compte que finalement, il y en a assez peu...
j'ai trouvé le sujet passionnant, les deux personnages principaux très attachants, l'écriture belle et sensible, adaptée à l'âge de l'héroïne et à son époque...
bref, j'ai beaucoup aimé;)

Flora 01/08/2008 18:43


Je suis d'accord, ce livre est particulier, même s'il y a des longueurs et de petits défauts... Il faut suivre et soutenir Sylvie Ollagnier !


florinette 15/05/2008 09:54

J'hésitais jusqu'à maintenant, mais là tu m'as donné envie de le lire ! :-)

Flora 16/05/2008 23:01


super ! bonne lecture, j'ai hâte de lire tes impressions sur ce livre...


Yves 12/05/2008 13:55

Bonjour
D'accord aussi avec les passages en italique, le reste est un peu léger à mon goût. Dommage !

Flora 16/05/2008 23:01


je viens de rencontrer l'auteur, charmante et bc d'humour (je vais tenter un compte rendu) et cela donne une autre dimension au livre...


Line 12/05/2008 11:36

Merci d'être passée chez moi !
J'ai beaucoup aimé ce livre, parce qu'il n'est (à mon avis) pas qu'un roman...

Flora 16/05/2008 23:02



 



sylire 12/05/2008 08:58

Je suis d'accord avec toi, les passages en italiques sont très réussis. Je trouve même qu'ils contrastent avec le reste du roman. C'est une lecture que j'ai trouvé assez agréable. Dans la sélection du prix inter-ce, je trouve toutefois qu'il y a bien mieux.

Flora 16/05/2008 23:05



ok je vais aller voir sur ton site pour voir tes impressions sur les autres livres... en oubliant ceux que je n'ai pas encore lu pour ne pas être influencée !