haouh ! Cette après midi, grâce à mon petit garçon qui a fait une longue sieste, j'ai fini avec délectation "Nous sommes cruels" de Camille de Peretti,
commencé dimanche dernier, juste après "Azima la rouge" d'Aymeric Patricot terminé ce week-end. Deux livres lus assez vite, empruntés au même moment à la
bibliothèque d'Angers, aussi différents l'un de l'autre que... je cherche une comparaison et je n'en trouve pas. Ou alors une comparaison très plate, comme le thé et le café (moi
qui ait abandonné l'un et l'autre pour la chicorée !), comme le noir et le blanc alors... Pas très réussi je vous l'accorde ! (vous avez des idées ?).
Bon alors, commençons par le livre de Camille de Peretti, que je trouve très réussi. Ce roman est constitué de lettres, qui parfois intègre même des textos (peut-on considérer les
textos comme des lettres ? vaste débat...). Ce roman s'avère être très prenant, très intelligent aussi, trop parfois ? J'avoue que parfois j'ai abandonné la compréhension à l'action... mea culpa
! Et aussi, parfois, je n'ai pas toujours su identifier les références littéraires... Mea culpa à nouveau !
Bien sûr, ces jeunes gens qui ont pour modèle les Liaisons dangereuses de Laclos aiment manipuler les autres mais ils aiment surtout manipuler la langue dans
laquelle ils s'expriment (c'est parfois leur faiblesse à la lecture mais si peu finalement !) .
Evidemment, leur amour du jeu amoureux finit par les perdre, tragiquement.
Est-ce qu'aujourd'hui, il existe encore des personnes pour jouer à ces jeux de l'amour et du hasard ? J'en doute... et cela me fait penser qu'il va falloir que je me procure
(et surtout que je lise) rapidemment les Liaisons dangereuses de Laclos, comme je m'en étais fait la promesse.
Camille de Peretti a beaucoup de talent pour " adapter" en quelque sorte ce roman à la période contemporaine. Cela me donne envie de découvrir ses autres textes,
pour voir s'ils sont toujours connectés à cette thématique.
Avec Aymeric Patricot, on change de registre, de quartier surtout. Avec "Nous sommes cruels", on plongeait dans une atmosphère feutrée, aisée de jeunes gens qui partent
étudier à New York, qui correspondent aisément, qui voyagent... et surtout qui éprouvent du plaisir à écrire et à recevoir des missives (cet univers n'étant pas exempt de cruauté, bien au
contraire)... Avec "Azima la rouge", on change carrément de contexte social et culturel. Ici, les beaux quartiers (même s'ils ne sont pas nommés), là la
banlieue, froide, misérable et austère. Zone de non-droit en tous genres.