Dimanche 30 mars 2008
Désolée pour ce long silence, mais je n'avais plus rien à soumettre à mes yeux voraces ou en tout cas, rien de très attractif (même si je suis quand même entourée de pas mal de livres...) et cette semaine, je n'avais pas vraiment envie de lire !  Parfois, cela arrive...

Mais ce week-end, je me suis rattrapée et j'ai lu d'une traite un beau roman,
"Ker Violette" de Karine Fougeray, paru aux éditions Delphine Montalant, choisi sur les indications enthousiastes de Clarabel.  

Je viens de le finir mais je suis un peu déçue. Indéniablement, ce roman est intéressant, beau, drôle parfois. Il se lit vite, car l'écriture est simple, dénuée de fioritures.  Clara en est le fil conducteur. Cette jeune femme, belle, blonde, débarque en Bretagne, rencontre et fait tourner la tête d'un peintre, Félix, rencontre et s'attache à Violette, une dame âgée qui pourrait être sa grand-mère. Clara s'installe un temps chez Violette, dans sa maison transformée en chambres d'hôtes, face à la mer. "Clara avait une quête quand moi je n'avais rien" pense Félix et effectivement Clara recherche un être cher, un être rare, un bel équidé, Prince, autrefois son cheval. Et derrière Prince, se faufile tout un passé lourd à porter...  

Le roman se construit sur ces bases et progressivement se déploie autour d'autres personnages. Bien entendu, il est question de chevaux mais aussi de la mer, de chutes malencontreuses, de la vie, d'amour, entre autres... On compare Karine Fougeray à Anna Gavalda et c'est vrai qu'il y a des points communs : une histoire parsemée de bons sentiments, un peu d'humour, un style oral...  Manque quelques coups de cravache, plus de méchanceté (!), de noirceur (même s'il y a quelques passages sombres mais pas tant que cela...).  

Karine Fougeray  a intitulé son roman "ker Violette", et ce titre lui donne un petit côté suranné, désuet, comme ce personnage de Violette, qui s'exprime avec des "chère enfant" à longueur de temps (parfois c'est barbant) ! Chez Violette, Clara se requinque, Clara revit, Clara renaît... C'est elle le sujet central et non Violette (alors pourquoi ce titre ?).

Deux citations qui m'ont plu :

"Les yeux de mon cheval, ce sont les yeux d'un homme qui n'a jamais menti de toute sa vie. Les yeux d'un homme qui n'existe donc pas." 

"Je suis sans toi, mais je suis moi. Cela n'a l'air de rien. Mais c'est énorme, d'être soi."

par Marie-Florence publié dans : Lectures
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