Arsène Lupin, les origines : une BD enlevée !

Publié le par Marie-Florence Gaultier

Arsène Lupin, les origines : une BD enlevée !

Tout le monde connaît Arsène Lupin, le fameux cambrioleur créé par Maurice Leblanc, qui aurait eu 150 ans le 11 décembre dernier. Mais connaissez-vous l’enfance de ce personnage ? Non ? Eh bien, vous pouvez réparer cette lacune en lisant la BD « Arsène Lupin, les origines » dont le premier tome, « les disparus » vient de sortir chez la maison d’édition Rue de Sèvres.

Dans cet album, on croise de curieux personnages, qui convergent vers le jeune Arsène, sans que nous en connaissions la raison. D’abord, nous suivons un journaliste enquêtant sur une sorte de maison de redressement en Bretagne, la « Haute-Boulogne », en fait un bagne qui a fort mauvaise réputation car quelques jeunes issus de ce centre ont été retrouvés noyés. Parmi les pensionnaires, au milieu de gamins prêts à mordre, se trouve d’ailleurs Arsène, qui n’est pas le moins sauvage de la bande. Arsène attire l’attention du comte Perceval de la Marche, qui demande – et obtient – sa libération au sinistre Janvier, directeur de l’établissement.

Adopté par ce comte, désormais libéré du bagne, une nouvelle vie commence pour Arsène… Cette BD est très agréable à lire, de nombreuses aventures se télescopent et donnent beaucoup d’énergie à l’histoire dont on ne perd pas le fil.

Bien au contraire, ce premier tome me donne très envie de connaître la suite des aventures de ce jeune homme aux yeux vairons (un œil bleu, l’autre vert !) et aux origines encore mystérieuses… Les amateurs d’Arsène Lupin devraient apprécier ces savoureuses aventures qui sont à la hauteur de la réputation de leur modèle.

Les dessins de l’album, signés par Christophe Gaultier, peuvent rebuter au premier abord. Ils semblent manquer de finesse mais c’est finalement ce qui fait leur charme. Pour être franche, cela m’a gênée un peu au début, le temps de m’habituer au graphisme. Une fois accrochée par l’histoire, j’ai vraiment apprécié le style du dessinateur, tout à fait particulier, complètement rehaussé par les couleurs de Marie Galopin. J’ai aimé les visages très expressifs des personnages et finalement j’adhère à 100 % ! (quel retournement de situation ! mais n’allez pas croire que c’est parce que nous portons le même patronyme, je n’ai pas de lien de parenté avec ce jeune et talentueux dessinateur !).

Et le scénario vif, précis, élaboré par Benoît Abtey et Pierre Deschodt nous plonge fort bien dans cette époque de la fin du 19ème siècle, entre roman feuilleton et intrigues policières… Une BD comme je les aime, pleine d’aventures, avec un chouette héros qui ne se laisse pas démonter par sa mauvaise fortune. J’ai hâte de lire la suite et de mieux connaître les motivations de ce futur gentleman cambrioleur !

Arsène Lupin, les origines, tome 1 : les disparus. Scénario Benoît Abtey et Pierre Deschodt, dessins Christophe Gaultier, Couleurs Marie Galopin, Editions Rue de Sèvres, 13,50€, BD à partir de 12/13 ans.

Interview de Benoît Abtey ici

J’ai visité avec bonheur la maison de Maurice Leblanc à Etretat, Le Clos Lupin, n’hésitez pas à la découvrir, elle vaut le détour !

Publié dans BD

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